Yuki Blog Perdu dans la traduction ? Ces expressions japonaises défient toute logique
Perdu dans la traduction ? Ces expressions japonaises défient toute logique
Découvrez des expressions japonaises intraduisibles littéralement, apprenez à les utiliser avec des astuces mnémotechniques et des exemples concrets. Un voyage linguistique entre le français et le japonais.
Vous pensez maîtriser le japonais parce que vous connaissez arigatō et konnichiwa ? Attendez de tomber sur une expression comme shakaijin no narifuri ou pire, kubi ni naru. Traduire littéralement « devenir un cou » pour dire « se faire virer », c'est le genre de piège qui vous fait sourire… puis douter de tout ce que vous avez appris. En tant que professeure de japonais, je vois chaque semaine des élèves francophones perdre pied face à ces expressions qui défient la logique cartésienne. Et c'est exactement ce qui rend l'apprentissage si savoureux ! Aujourd'hui, on décortique ensemble ces perles linguistiques qui n'ont ni queue ni tête en français, mais qui sont monnaie courante à Tokyo. Préparez-vous à dire adieu à la traduction mot à mot et bonjour à une nouvelle façon de penser.

Quand votre corps parle japonais : les expressions anatomiques
Le français utilise le cœur et la tête pour exprimer les émotions. Le japonais, lui, puise dans tout le corps. Prenons atama ga kitai — littéralement « la tête est bizarre » — pour dire qu'on est un peu fou. Rassurez-vous, personne ne vérifie votre boîte crânienne ! Plus surprenant encore : hara ga tatsu. Le ventre qui « se dresse » signifie être en colère. Imaginez un ventre qui se met au garde-à-vous… C'est absurde, mais terriblement expressif. atama ga kitai hara ga tatsu
Pour la honte, les Japonais disent kao ga dekinai — « ne pas avoir de visage ». Un sentiment si fort qu'on perd littéralement la face. Les apprenants francophones adorent cette expression car elle résonne avec notre propre « perdre la tête », mais dans une direction totalement inattendue. kao ga dekinai
Le monde du travail, un champ de mines linguistiques
Au bureau, les expressions japonaises prennent une saveur particulière. Kubi ni naru (« devenir un cou ») signifie se faire licencier. L'origine ? Autrefois, le sabre du samouraï visait le cou lors des exécutions. Charmant, non ? Pour ceux qui triment sans relâche, on dit ganbaru, mais si vous voulez impressionner, utilisez shi ni ni iku — « aller mourir » — pour signifier que vous vous donnez à fond dans une tâche. Vos collègues japonais seront surpris, mais ravis de votre audace ! kubi ni naru «shi ni ni iku»
Les animaux qui parlent pour nous
Les expressions animales japonaises sont un véritable zoo linguistique. Neko no hitai — « le front d'un chat » — désigne une toute petite surface, car le front félin est minuscule. Pratique pour parler d'un terrain exigu ! Et que dire de uma ga au — « les chevaux se rencontrent » — qui signifie simplement s'entendre à merveille avec quelqu'un ? Les Français et les Japonais partagent d'ailleurs cette tendance à utiliser les animaux pour exprimer des concepts abstraits. Là où nous disons « poser un lapin », ils disent neko wo kaburu — « se couvrir d'un chat » — pour parler d'hypocrisie.
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